Quelles priorités dans l’éducation du chien ?

« Bonjour ! Vous êtes bien dresseur de chien ? Je souhaite que mon chien obéisse. »

Effectivement, la demande est claire, mais est-elle appropriée à notre époque ? Mes clients n’y peuvent absolument rien, car ce sont des croyances qui ont parcouru des siècles et créé des idées héréditaires à l’être humain. Et, tant qu’il y aura des « dresseurs de chiens » qui proposent de l’obéissance comme éducation, ce terme perdurera.

Très vite, je parle d’éducation. J’invite les propriétaires de chiens à s’ouvrir sur les priorités d’une éducation bienveillante. Je leur transmets les raisons pour lesquelles l’obéissance n’est plus la clé d’une bonne éducation canine.

Les anciennes croyances demeurent en notre temps. C’est normal, mais cette éducation n’est pas adaptée à celle qui est, de nos jours, respectueuse et bienveillante.

Alors, quand un propriétaire me demande de l’aider, je prends le temps de lui expliquer quelles sont les véritables priorités dans l’éducation du chien. Pour mieux centrer ses attentes, je lui pose les questions :

« Désires-tu que ton chien soit correct dans la société humaine ? »

« Veux-tu que ton chien ait une bonne socialisation avec ses congénères ? »


La réponse est :

« Oui, bien évidemment ! »


Quelles sont alors les priorités ?


Et l’obéissance dans tout ça ?

L’obéissance est une activité à part entière. Il est déconseillé d’en faire trop avec un chiot, car cela peut lui apporter de la dépendance. Si ton chien devient dépendant de tes «ordres», il ne pourra pas se développer correctement. Aussi, ton chiot ne saura plus faire des choix de lui-même et ira toujours chercher des réponses vers toi. Cette problématique aura des conséquences sur son comportement lorsqu’il devra se retrouver face à des situations difficiles. Il aura beaucoup de peine à gérer ses émotions.


La priorité pour un chien n’est pas d’obéir.

Il doit savoir :

Ces facultés sont impossibles à apprendre en faisant de l’obéissance. Guider son chien n’est plus du dressage, mais, à l’image de nos enfants, c’est de :

Mon nom est David et je suis éducateur et coach en comportement canin agréé par le canton de Vaud en Suisse. Ici, avec ma bergère blanche Yuna.

Mon nom est David et je suis éducateur et coach en comportement canin agréé par le canton de Vaud en Suisse.

J’ai le plaisir de vous offrir cet article afin de vous partager mes connaissances. Mon but est aussi de changer la vision de l’éducation canine dans notre société. Il est aussi important pour moi que nous nous unissons pour transmettre les meilleures gestes pour le bien-être de nos animaux de compagnie.

Si tu désires que je te guide durant un cours privé, tu trouveras tous les détails sur la page : cours privés. Pour une analyse comportementale, sur la page : comportement.

Pour réserver directement l’une de mes prestations, tu trouveras toutes mes disponibilités sur mon agenda en ligne.


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Texte rédigé par David Gay de L’Aube Canine

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Éducation canine en groupe, nouveau créneau !

Le nombre de participants augmente pour les cours en groupe sous forme de balades éducatives. C’est pour cette bonne raison qu’à chaque cours de 8h45 complet, un nouveau créneau s’ouvre à 10h30.

Garde bien un œil sur mon agenda, car la disponibilité peut fluctuer en peu de temps et, des fois, une place peut se libérer.

Tu es libre de t’inscrire grâce à l’agenda en ligne qui est mis à ta disposition lorsque tu cliques sur «réserver ma date» :

Voici un petit rappel. Actuellement, tous les cours en groupe se font avec les chiens en laisse ou en longe.

Tu te demandes pourquoi ?

Comme tout le monde, je préfère une belle socialisation en liberté. Mais, pour l’instant, j’offre la possibilité de s’inscrire à tout le monde.

Un chien fugueur, un chien qui chasse, un autre qui n’a pas encore totalement le lien avec son humain. Je peux aussi accueillir un chien réactif qui sait un minimum gérer ses émotions. Beaucoup ont besoin d’avoir un cours encadré par un professionnel. C’est pourquoi, mes cours d’éducation canine, en groupe, se déroulent avec les chiens attachés. Il est aussi important que ton chien apprenne à voir ses congénères en laisse ou en longe sans s’exciter.

Une longe bien gérée est même recommandée

Attention, je n’accueille pas tous les chiens réactifs. Seulement ceux qui peuvent gérer une balade. Ceux qui s’adaptent vite à suivre le groupe. C’est pour cela que, si tu t’inscris, tu dois pouvoir gérer ton chien. En cas de doute, contacte-moi et on fixe un cours privé pour évaluer la situation.

En résumé, la sécurité du cours et des gens que l’on croise en balade, ainsi que ton bien-être et celui de ton chien, sont mes principales priorités

Yuna, ma bergère blanche de 6 ans

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Cours en groupe sous forme de balades éducatives

J’ai le plaisir de t’annoncer que les cours en groupe sous forme de balades éducatives reprennent ce mois-ci. Lors des cours, tu pourras travailler :

  • l’éducation de ton chien
  • sa socialisation en laisse ou en longe
  • la proprioception
  • les divers croisements
  • ton lien et encore plus…

Les places sont très limitées et les cours ont lieu seulement une fois par mois. Tu peux choisir ton cours en groupe grâce au lien ci-dessous :

Attention : tu es libre de t’inscrire mais ton compagnon doit pouvoir gérer une balade en laisse ou en longe aux côtés de ses congénères. Si tu as un doute, il est conseillé de prendre d’abord un cours privé afin d’évaluer la situation !

Si ton chien a des difficultés avec sa gestion émotionnelle, ou qu’il montre une réactivité excessive, une analyse comportementale peut être proposée afin de le guider avec respect et bienveillance.

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IGNORE MON CHIEN, STP

Ce que j’enseigne à mes clients, dans l’éducation canine, va à l’encontre de tout ce qui a été inculqué à l’humain jusqu’à aujourd’hui. En fait, ce n’est rien de nouveau mais une éducation qui doit être partagée à tous : ignore mon chien.

Qui n’a jamais rêvé d’avoir un chien qui ignore les humains, qui ne saute pas sur le premier venu ou sur un invité, qui ne fait pas la fête aux personnes ? La question devrait se poser lorsque le chien est encore un chiot mais la société interfère totalement à l’apprentissage. Tout propriétaire d’un chiot a déjà vécu ce moment embarrassant où un inconnu vient sur son chiot sans consentement, ou que ce même inconnu demande à le caresser en violant déjà l’espace du chiot, en lui donnant une grande attention, presque à l’envahir de tout son corps. Il y a aussi ceux qui demandent à le caresser, qu’on dit simplement non et qui insistent, qui ne comprennent pas notre désaccord ou même qui nous regarde d’un mauvais œil – car cela m’est déjà arrivé très souvent.

« Il est trop chou ! » « Oh ! J’adore les chiens ! » « Je peux le caresser ? »

Une croyance a été répandue qu’un chiot devait être caressé par un maximum d’humains pour s’en habituer et ainsi être le meilleur ami de l’homme. Je ne vais pas chercher plus loin d’où vient cette croyance populaire, peut-être simplement de dire qu’un chien devait être un maximum en contact avec l’humain mais en contact ne veut pas forcément dire toucher ou avoir une interaction. Ce qu’il faut se mettre dans la tête est qu’un chien apprend par expérience, par conditionnement ou bien mimétisme. Il est intelligent. Les interactions avec l’humain, c’est l’humain qu’il les lui soumet. Un chiot, ou un chien, a vraiment envie de se faire toucher par le premier venu ? Non.

Comment avoir un chien adéquat vis-à-vis de l’humain en le mettant en contact avec ce dernier ?

Je fais toujours l’exemple du chien des rues. Ce chien qui ignore, en général, l’humain. D’une part parce qu’il se fait chasser mais une autre raison vient dans mon observation. Il est ignoré.

Le chien de famille a besoin d’une sécurité et les seuls à pouvoir la lui offrir est sa famille. Avec la meilleure des éducations canines, ceux qui le protègent du monde feront tout pour le guider sur le bon chemin. Une confiance mutuelle se met en place à tel point que les besoins d’affectation du chien sont déjà assouvis. Alors pourquoi en rajouter ? Et à quel prix ?

Un chien et, surtout, un chiot n’est pas une peluche. C’est un être doué d’émotions, tout comme nous, et je ne cesserais jamais de le répéter. Il n’a pas besoin de l’humain pour savoir vivre mais notre société l’oblige. Pourquoi l’ignorer ?

Sa famille d’humains est la seule qui puisse lui donner toute l’affection qu’il a besoin, car la confiance est posée. Le chiot, manipulé par tout le monde, apprendra que c’est comme ça la vie. La surstimulation n’est pas très bonne pour lui et, surtout, il n’apprendra pas à gérer ses émotions et ses autocontrôles. La manipulation d’un chien doit être contrôlée, surtout avec des inconnus, avec des limites, mais ceci est une autre histoire. Un petit pourcentage le vivra sans réel problème mais les autres seront devenus les turbulents, les réactifs ou bien les agressifs – oui certains peuvent être si violés dans leur intimité qu’il en deviennent invivables. Le petit chien à l’âge adulte ne montrera aucun problème mais le chien, qui fera au moins 30 kg, plus tard, impressionnera. Aussi, ce chien qui aura grandi avec cet apprentissage, cherchera l’attention de chaque humain, certains pourraient devenir harceleurs et envahissants ce qui posera beaucoup de problèmes. Ce n’est pas un problème de comportement car c’est bien l’humain qui lui a appris.

Un chien ne devrait pas aller en contact de l’humain, ce n’est pas poli, et l’humain ne doit pas aller en contact du chien car il ne le connaît pas et beaucoup de chiens ne sont pas l’aise dans ces situations. Dans de rares circonstances, il est possible d’essayer un consentement à la caresse. Cet acte est très court et contrôlé avec des chiens équilibrés.

De manière générale, ignore-le et il t’ignorera en retour. Pense aux gens qui en ont peur et ceux qui ne les aiment pas. Le respect doit être posé dans les premiers mois de vie pour une facilité d’apprentissage. Plus tard, comme il a été sensibilisé, un long travail de désensibilisation devra être mis en place.

Je ne ferai plus jamais l’erreur que j’ai faite avec ma Bergère Blanche Suisse. Car c’est cette même erreur que je lui ai offert, avant de devenir éducateur canin. Elle cherche toujours le regard des gens et, si elle en pêche un qui lui donne l’attention, elle peut devenir très vite envahissante avec une joie intense et incontrôlable pour tous. Est-elle vraiment heureuse de ressentir une intense émotion qu’elle ne peut contrôler ? Je ne crois pas.

La prochaine fois, ignore mon chien lorsque tu la croises et, elle, tout comme moi, nous serons apaisés.

La prochaine fois, ignore-moi chiot. Car tout ce que je désire est un chien bien dans sa tête lorsqu’il croise des gens. Un chien qui a appris à gérer ses émotions lorsque des invités viennent, un chien qui ne va pas dire « bonjour » à chaque humain qui le salue. Un chien qui ignore l’humain. Je t’en remercierai jamais assez. Et les propriétaires de chiots, vous serez très heureux d’avoir suivi ce conseil qui vous aidera jusqu’au bout du chemin : protégez votre chiot.

IGNORE MON CHIEN, STP

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NOUVEAUTÉS 2026

COURS EN GROUPE

J’ai le plaisir de t’informer que les cours en groupe d’éducation canine continuent en 2026. La fréquence reste toujours la même : une fois par mois. Je suis bien sûr ouvert à augmenter la fréquence en cas de forte demande. N’hésite pas d’en parler autour de toi !

Tu peux déjà réserver le samedi 24 janvier 2026 à 8h45 pour le prochain cours. Les inscriptions seront bientôt ouvertes sur le lien suivant :

COURS PRIVÉS

Désireux de toujours pouvoir te proposer des cours d’éducation canine de qualité, tout en t’offrant mes connaissances dans le domaine, que ce soit en éducation ou en comportement canin, le tarif des cours privés sera de CHF 90.- de l’heure à partir du 1er janvier 2026.

MAIS, afin de proposer des solutions à ton avantage, de nouvelles offres sont maintenant d’actualité. Tu pourras toujours profiter des cours privés aux anciens prix grâce aux forfaits.

Plus d’infos sur :

FORFAITS (COURS PRIVÉS)

Je propose un tout nouveau forfait :

3 heures : CHF 240.- (CHF 270.-)

Le forfait 5 heures reste inchangé et il est le plus avantageux de tous car, sur les 5 heures, une heure t’est offerte :

5 heures : CHF 360.- (CHF 450.-)

OFFRES COMBINÉES (COMPORTEMENT)

Afin de t’aider dans les difficultés que tu as avec certains comportements de ton chien, une analyse et un suivi sont parfois conseillés, mais cela peut devenir coûteux. C’est pourquoi, dès maintenant, je te propose une offre combinée super avantageuse :

Analyse + Forfait 3h : CHF 390.- (CHF 480.-)

Analyse + Forfait 5h : CHF 490.- (CHF 720.-)

Le suivi se fait en présentiel et, grâce à ces offres, tu pourras avoir une analyse avec une remise allant jusqu’à 66% !

Plus d’infos sur :

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LE CONDITIONNEMENT CHEZ LE CHIEN – PARTIE 2

LA PUNITION NÉGATIVE (P-)

Loin du premier sens de la définition de la punition, ce terme a une toute autre explication. Ce procédé de conditionnement est complémentaire avec le renforcement positif (R+) et peut résoudre bon nombre de soucis que l’on croit être comportemental.

Le principe de base est de retirer quelque chose d’agréable pour le chien afin qu’il ne reproduise pas le comportement qu’il a pris l’habitude de répéter. Il est important de savoir que le conditionnement n’existe pas que chez le chien mais aussi avec d’autres espèces ainsi que sur l’humain. Car nous sommes aussi tous conditionnés, chaque jour, par nos semblables. Aussi, en réalité, le principe de conditionnement est très logique lorsqu’on comprend le sens.

Il y a un exemple très explicite avec la nourriture sur la table. C’est toujours très alléchant pour un chien, comme pour les enfants, de laisser une belle friandise à sa portée. Dans ce cas, le chien ne résiste jamais à la tentation d’aller manger ce qui traîne. La friandise est considérée comme quelque chose d’agréable. Comme déjà expliqué, si on ajoute quelque chose d’agréable, on renforce un comportement qui se reproduira à nouveau, c’est le renforcement positif (R+). Alors si on la retire de la table, les premières fois, le chien ira toujours voir s’il y en a une. À mesure qu’il comprend qu’il n’y a plus rien qui traîne, il arrête de s’intéresser à la table. On a alors une extinction de comportement.

La punition négative (P-) peut aussi se mettre en place sans même qu’on y fasse attention dans l’éducation canine. Un chien qui a appris à s’asseoir pour une récompense, si on arrête totalement de le récompenser, il n’aura plus de raison de le faire. On a le renforcement dans l’apprentissage et l’extinction lorsqu’on ne le récompense plus car si on enlève ce qui est agréable pour lui, le comportement de s’asseoir disparaîtra avec le temps. C’est pour ceci que la récompense à la friandise est l’une des plus importantes et que dans l’éducation canine, la récompense ne disparaît jamais totalement.

Un cas apparaît souvent dans les problèmes comportementaux. En fait, il n’y a pas vraiment de problème de comportement, c’est faux de se dire ça car chaque chose qu’un chien propose est généralement quelque chose d’appris ou de proposé. Ce cas est du chien qui saute sur les gens. C’est malheureusement normal car il a généralement appris à le faire, d’une façon ou d’une autre, en s’auto-récompensant. Renforcement positif (R+). Le travail principal, pour régler ce petit problème, est de travailler sur la punition négative (P-) dans le conditionnement. La chose agréable est de sauter sur la personne, et surtout d’avoir le contact, alors il faudra ruser pour retirer la possibilité de sauter sur la personne. La première chose à mettre en place est une distance pour éviter le contact. À la maison, on privilégie une pièce séparée d’une barrière car cela permet de sécuriser les invités. En extérieur, la personne devra ignorer le chien, se détourner et ne pas le regarder dans les yeux. Vu sous cet angle, l’humain devra parler le langage du chien pour se faire comprendre avec un comportement explicite et montrer qu’il n’est pas à l’aise. Mais, il est important de proposer à son chien de faire autre chose à la place comme une activité afin d’associer un nouveau comportement au croisement du stimulus. C’est ce qu’on appelle le contre-conditionnement.

Être aidé par un éducateur canin est important dans ces cas afin de mettre en place, efficacement, les exercices et aussi comprendre le langage du chien.

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L'Aube Canine, éducation canine - David Gay, éducateur canin et coach en comportement canin Profil 2 avec sa chienne Yuna.

Texte rédigé par David Gay de L’Aube Canine

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LE CONDITIONNEMENT CHEZ LE CHIEN – PARTIE 1

LE RENFORCEMENT POSITIF (R+)

Dans l’éducation canine, il y a plusieurs méthodes pour conditionner un nouveau comportement ou le contre-conditionner. Que ce soit une simple capture de l’instant où le chien propose un exercice, d’un apprentissage par mimétisme ou bien par expérience, un renforcement ou une diminution du comportement se produit. Dans le vocabulaire de l’éducation canine, on parle de conditionnement. Dans l’éducation canine bienveillante, on travaille surtout avec le renforcement positif (dit R+) et – un terme un peu dur – la punition négative (dit P-). Ici, punition n’est pas une véritable punition et n’est surtout pas une méthode coercitive mais simplement un terme théorique. 🐾

Le renforcement positif dans l’éducation canine se passe comme ceci : on ajoute quelque chose d’agréable pour le chien afin que le comportement qu’il propose se produise plus souvent et plus facilement. C’est toujours plus simple avec un exemple. Le conditionnement a été, par le passé, testé sur des souris – et sur pleins d’autres animaux bien-sûr. Mettons une souris dans une boîte avec, à l’intérieur, un récipient et un bouton. Il est évident que la souris ne sait pas à quoi sert tout ça mais, à force de chercher comment s’échapper, elle appuie sur le bouton et de la nourriture tombe dans le récipient. La souris mange la nourriture car cela fait partie de ses besoins primaires et de son instinct de survie. À ce stade, la souris n’a pas encore associé le bouton à la nourriture. Elle cherche puis appuie à nouveau sur le bouton. La nourriture tombe. Elle cherche encore pourquoi mais, plus vite que la deuxième fois, elle appuie et est récompensée. Les fois suivantes, elle commence à comprendre que le bouton amène quelque chose d’agréable. Ce conditionnement fait en sorte que le comportement se répète encore et encore. 🧐

Les méthodes modernes de l’éducation canine utilisent le même procédé. Pour faire simple, apprenons ensemble le mot « assis » à notre chien en l’aidant un peu. Pour l’exemple, notre chien saura à l’avance ce qu’il peut recevoir : la friandise. Pour optimiser l’apprentissage, on lui apprendra directement le geste avec la main. Guidons ensemble notre chien pour qu’il s’assoit. À l’instant précis où il pose ses fesses au sol, je marque avec mon beau et joyeux « Oui ! » avant de le récompenser de ma bonne récompense. Si je réitère l’exercice plusieurs fois, il va associer le geste et la demande à une récompense. On a là un renforcement positif car j’ajoute quelque chose d’agréable pour que mon chien reproduise le comportement demandé. Le bouton pour recevoir la friandise est le moment précis ou le chien pose ses fesses au sol. 🍬

Et si j’arrête de lui donner des récompenses ?

Si j’arrête définitivement de lui donner la friandise, je lui enlève quelque chose d’agréable, on entre dans la théorie de la punition négative. Le fait de ne plus du tout lui donner amène à la réduction du comportement et à l’extinction. Mon chien ne s’asseyera plus à ma demande, ou du moins, il n’aura plus de motivation. C’est pour cela que la récompense ne disparaîtra jamais complètement. On pourra diminuer la fréquence mais si j’arrête totalement, mon chien n’aura plus d’intérêt à répondre à ma demande.

Mon chien va sur tout le monde ! Mais je n’ai jamais voulu ça !

Le chien n’est pas bête. Il est même très intelligent. Il s’auto-satisfait sans avoir forcément besoin de son humain. Cela peut amener à des comportements qui ne conviennent pas à son propriétaire. On lui apprend, au fil de son éducation canine, des choses à faire et à ne pas faire. Le chien, lui, renforce de nouveaux comportements qui peuvent être indésirables. Par exemple, si lorsqu’il est chiot je contrôle toutes les rencontres avec les personnes inconnues, je peux lui apprendre à se conduire normalement avec elles. Un exemple tout simple avec les chiens des rues dans certains pays d’Europe. Ceux-ci ne s’approchent généralement pas des gens. En fait, les personnes les ignorent (ou les chassent) et, le fait d’ignorer n’amène pas quelque chose d’agréable. Dans ces cas, aucun comportement indésirable se produit comme le fait d’aller au contact pour se faire caresser.

Mais je n’ai pas un chien des rues !

Le principe est le même mais c’est moi qui mets les règles. Les personnes se doivent d’ignorer, de ne pas s’approcher ni de regarder mon chien dans les yeux car, d’une part, ce n’est pas poli et, d’autre part, je veux apprendre à mon chien de se conduire normalement. Si je ne fais pas ça et que je le laisse aller vers la personne qui lui donne de l’attention, il se produit un auto-renforcement positif d’un comportement qui deviendra, par la suite, indésirable. Voici ce qu’il se passe dans ce renforcement positif : la personne donne de l’attention, attire mon chien, mon chien va vers cette personne et est récompensée non pas par une friandise mais par les caresses et l’attention de la personne. En répétant ceci avec pleins de personnes, mon chien renforce ce comportement indésirable et apprend à aller vers tout le monde pour se faire récompenser. Il n’aura pas appris à s’auto-contrôler en présence d’humains. 🐶

Et si je veux quand-même que certaines personnes le caressent ?

Alors il va falloir faire une demande à son chien ou simplement attendre qu’il s’assoit de lui-même avant de venir le toucher. Mais pas tous les chiens aiment se faire toucher et on ne forcera jamais un chien à se faire caresser. Le meilleur moyen pour savoir si un chien aime se faire caresser est le test de consentement. Dans notre cas, pour la personne qui souhaite le caresser, mettre en place un exercice de soins coopératifs en travaillant le toucher respectueux de l’inconnu en échange de quelques friandises pourrait être une alternative adéquate. On travaillera donc un renforcement positif constructif à la place de sur-stimuler un chien qui n’a pas forcément envie de se faire toucher.

En conclusion !

Le renforcement est l’une des grandes bases actuelles dans l’éducation canine moderne. On travaillera avec clarté afin que le chien comprenne bien ce qu’on lui demande. On ignore généralement les mauvais comportements en retirant quelque chose d’agréable (P-) et on récompense les comportements que l’on souhaite en ajoutant quelque chose d’agréable.

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MON CHIEN TIRE EN LAISSE

La première chose que j’ai demandé à mon Berger Blanc Suisse, lorsque j’ai commencé l’éducation canine, était de ne pas tirer en laisse car retenir un chien de 30 kg demande une certaine force. Mais là n’était finalement pas la bonne question qu’il fallait demander à mon chien ! Pourtant, chaque propriétaire que je vois fait la même demande. « Je souhaite que mon chien ne tire plus en laisse. » Il est évident que la majorité ont des grands chiens et qu’il est très désagréable d’être raccordé à un animal qui se croit être un chien de traîneau ou un champion de canicross. Les petits chiens, en l’occurrence, il y a moins de problème car c’est des fois eux qui se font tirer tellement certaines races sont légères.

Mais quelle question faut-il se poser ?

On devrait déjà se poser cette question : « Pourquoi mon chien tire en laisse ? ». De plus, savoir si c’est normal ou si c’est un problème comportemental. Et en effet, ce n’est jamais un problème comportemental. Même lorsqu’il y a un stimulus. Cela peut être une mauvaise gestion émotionnelle mais ici, nous ne parlerons pas de problème comportemental chez le chien donc si un chien tire, c’est totalement normal !

Vraiment normal ?

Nous imposons tout chez le chien afin qu’il soit parfait dans notre société humaine, pour qu’il suive les règles humaines laissant, pour la majorité des canidés, des manques dans leurs besoins. On leur impose principalement de porter un harnais ou un collier pour les imposer à être accrochés à une laisse. Est-ce de la maltraitance d’enlever la liberté à un être qui ne l’a jamais demandé ou une punition ? Pour les chiens, c’est une grande frustration que d’être attaché. Il y a très peu de personnes qui connaissent les bases lorsqu’il s’agit d’imposer un équipement à son chien. Effectivement, les premiers pas les plus importants dans l’apprentissage de la marche en laisse détendue est de positiver le port du matériel.

Mais alors ? Pourquoi tire-t-il ?

L’allure du chien n’est pas comme celle d’un humain. Si l’humain, lui, marche à une vitesse de 3 à 4 km/h, le chien, lui, trotte à une moyenne de 12 km/h. La différence est radicale et, comme on peut le constater, le chien va en moyenne quatre fois plus vite qu’un humain. Donc, il est difficile pour le chien d’avancer à la vitesse de son propriétaire. C’est même, à ce niveau, pas normal du tout. On doit alors lui apprendre à ne pas tirer et à marcher à notre lenteur ce qui est un défi pour lui. D’une autre part, il y a deux choses qui se passent lorsqu’un chien tire en laisse. La première est le réflexe d’opposition, ce que nous, humains, faisons aussi. En effet, lorsqu’un chien tire, nous avons aussi ce réflexe de tirer sur la laisse en réponse. La deuxième chose qui se produit est un renforcement positif. C’est-à-dire que, lorsqu’il tire, une chose agréable se produit. Ici, la récompense n’est pas une friandise, ni un jeu, mais bien le fait d’avancer. En d’autres termes, dans son éducation canine, le propriétaire lui apprend sans le savoir de tirer. Comme cela fonctionne, le chien sait que lorsqu’il y a tension sur la laisse, il avance. On renforce un mauvais comportement.

Mauvais ? Dans certaines activités, comme le traîneau ou même simplement le canicross et ses activités annexes, il est important d’apprendre à son chien de tirer avec un matériel fait pour ce sport spécifique. Ce qui est incroyable est qu’il peut savoir tirer sur une laisse de canicross et ne jamais tirer sur sa laisse de promenade car il saura différencier ces deux sortes de matériels pour leur propre activité.

Yuna ma bergère blanche. Elle sait qu’il ne faut pas tirer en laisse alors elle ne tire pas au canicross. Un défi pour elle de tirer que lorsqu’elle est équipée !

Il est donc normal que le chien tire. Avec une bonne éducation canine, il est très facile d’avoir rapidement des résultats, un nouveau conditionnement et un chien qui ne tire plus en laisse.

Besoin d’aide pour ton chien qui tire en laisse ? Contacte-moi et nous travaillerons ensemble pour qu’il ne tire plus !

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Texte rédigé par David Gay de L’Aube Canine

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